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attachement

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Il y a “faire”, et puis “re-faire”; il y a “se faire”, et puis  “se faire re-faire”. Photographier, re-photographier,  se faire photographier, photographier se faire photographier. Tout cela suppose : - du temps; - des gestes (dont la main qui apparait à l’image); - un lieu (terrain de jeu/je); - un sujet (l’enfant, souvent). Au cœur de cet arrangement, c’est de mémoire qu’il s’agit. 


L’exercice de remémoration en passe ici par le dispositif photographique, qui est affiché comme tel : une photo re-photgraphiée. L’agencement d’une image photographique dans son contexte initiale de prise de vue rend la mémoire inséparable du lieu. Le lien au lieu est ici réactualisé par une sorte de reconstitution à finalité photographique que l’un des acteurs de la scène initiale décide de rejouer. Ces photos paraissent construites selon une structure pronominale réfléchie induisant un déplacement. Du rôle de sujet photographié celui-ci devient à son tour photographe. Cette capacité au déplacement dans l’espace et dans le temps est une des caractéristiques de l’acte d’opérer en photographie; plus qu’une simple caractéristique, elle peut constituer un véritable registre expressif qui dit l’attachement au lieu.

Publié le 6 juillet 2011,
classé dans opérateur notes