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sans images

photo AM Filaire

“Une journée sans images”   Un essai radiophonique d’Anne-Marie Filaire

Quand “une journée sans images” laisse place à un autre type d’enregistrement du réel : captation sonore d’une journée singulière que réalise la photographe Anne-Marie Filaire dans un contexte de violences urbaines au Yémen. Les sons deviennent le support d’une exploration/introspection sur la création d’images. Les mots à défaut d’image - les mots pour aider à les voir et à les faire.

http://www.franceculture.com/emission-atelier-de-creation-radiophonique-face-a-20-juillet-2005-sanaa-une-journee-sans-images-face

Publié le 8 février 2012,
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fuite

La règle du jeu que s’est fixé Muggezifter est simple : paramétrer le retardateur de l’appareil photo sur 2 secondes, puis courir droit devant, dans le champ couvert par l’appareil jusqu’à ce que le déclenchement se produise. Invariablement, ce protocole est rejoué dans des lieux différents. C’est d’ailleurs ce qui émerge, une fois passé l’amusement suscité par l”incongruité : la figure figée du coureur, de dos, récurrente, rend le lieux plus étrange, plus captivant. Il est comme un personnage récurrent dont la seule présence au lieu participe à le requalifier.

L’idée, toute farfelue qu’elle soit, renvoie cependant à une approche assez singulière de l’identité : en pénétrant, par un décalage mécanique, dans l’image qu’il réalise, le photographe quitte le hors-champ, celui de l’opérateur, pour entrer dans le cadre en tant que sujet. Ce passage, rejoué à chaque prise de vue, suppose que l’identité du photographe se construise sur un mouvement proche de la fuite. C’est pourtant une fuite feinte, que la saisie photographique fige, comme courue d’avance.

Publié le 18 juillet 2011,
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attachement

http://dearphotograph.com/

Il y a “faire”, et puis “re-faire”; il y a “se faire”, et puis  “se faire re-faire”. Photographier, re-photographier,  se faire photographier, photographier se faire photographier. Tout cela suppose : - du temps; - des gestes (dont la main qui apparait à l’image); - un lieu (terrain de jeu/je); - un sujet (l’enfant, souvent). Au cœur de cet arrangement, c’est de mémoire qu’il s’agit. 


L’exercice de remémoration en passe ici par le dispositif photographique, qui est affiché comme tel : une photo re-photgraphiée. L’agencement d’une image photographique dans son contexte initiale de prise de vue rend la mémoire inséparable du lieu. Le lien au lieu est ici réactualisé par une sorte de reconstitution à finalité photographique que l’un des acteurs de la scène initiale décide de rejouer. Ces photos paraissent construites selon une structure pronominale réfléchie induisant un déplacement. Du rôle de sujet photographié celui-ci devient à son tour photographe. Cette capacité au déplacement dans l’espace et dans le temps est une des caractéristiques de l’acte d’opérer en photographie; plus qu’une simple caractéristique, elle peut constituer un véritable registre expressif qui dit l’attachement au lieu.

Publié le 6 juillet 2011,
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6 mètres

“6 mètres avant Paris”, un film photographié de Julien Donada

Publié le 29 juin 2011,
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tapis roulant

Le n°28 de la série “autobiographie des objets” écrit par François Bon est consacré à la - à sa (?) - photo de classe.  

La photo de classe chaque fois un rituel attendu. Chaque fois la même chose ? Non. Un vrai tapis roulant pour la mémoire. D’années scolaires entières je ne me souviens de rien. Mais que je me concentre sur la photo de classe, non pas l’image dûment achetée et archivée, mais le dispositif matériel qui en est à la source, et je revois tout. Ce n’est jamais au hasard dans la cour qu’on place les bancs de taille croissante, premier rang assis sur premier banc, deuxième range debout pieds au sol, troisième rang debout sur autre banc. Ou bien, s’il fait mauvais, dans la cantine ou autre salle disponible dans laquelle on a repoussé les tables et chaises de la disposition habituelle.

Et comme souvent, lorsqu’il s’agit d’écrire à propos de photos liées à sa propre histoire, le détour par celles des autres est une piste plus fructueuse encore.

Je ne figure pas sur cette photo : un seul a des lunettes, mais ce n’est pas moi. Si on m’a remis cette photo, tirage récent d’une photo ancienne, je l’associe au souvenir très vague d’une question qui m’a été posée, et à laquelle je n’ai pas su répondre.

autobiographie des objets | 28, photos de classe

Publié le 27 mars 2011,
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“Hervé”

Parmi les différentes publications qui ponctueront la toute prochaine rétrospective Hervé Guibert à la MEP, ainsi que le le vingtième anniversaire de sa disparition, la journaliste Brigitte Ollier “a recueilli les témoignages de ceux qui ont plus ou moins connu Hervé Guibert (1955-1991). De ses débuts au journal Le Monde grâce à Yvonne Baby à la réalisation de La Pudeur ou l’Impudeur, son film testament, tous évoquent avec émotion ce jeune homme secret, aussi à l’aise dans la critique photo que derrière l’objectif de son Rollei 35. Éclats d’une vie romanesque, Hervé éclaire l’écrivain-photographe, dont l’œuvre est, pour Christine Guibert,  comme un espace clos, totalement construit et fini.” (extrait de la présentation du site des éditions Filigranes).

J’y ai, pour ma part, évoqué avec Brigitte Ollier, un souvenir d’une visite à l’Ile d’Elbe, sur les lieux même de photographies qu’Hervé Guibert réalisa et qui m’auront durablement marqué.

Le site web dédié à Hervé Guibert présente un aperçu, en une trentaine d’images, de son œuvre photographique, à consulter là : http://www.herveguibert.net/picsengine/

Publié le 20 janvier 2011,
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lecture

Borborygmes, revue de littérature et d’images” est “le semestriel le plus petit du monde”. Son numéro 18, en date de novembre 2010, est sous-titré “avec nos plus vives félicitations !”

L’éditeur, Julien Derôme, m’en a gentiment adressé un exemplaire, du fait de la présence, dans ce numéro, d’une dizaine de reproductions de photographies issues de la banque d’images anonymes Trocambulante.com. Ces images sont réparties dans le corps de la revue, ponctuent les textes et poèmes, sans relations claires entre le textuel et le visuel. Les photographies sélectionnées sont reliées les unes aux autres par un même univers appliqué, comme on le dit de l’art appliqué. Une grande partie de ces images montre des individus en posture d’écriture, sans qu’il soit aisé de savoir ce qui s’écrit de cette manière, quand d’autres renvoient clairement au professionnel, à la corporation, dont la remise de médaille semble constituer un des rites structurants.

Qualifiées de “sans voix ni maître”, ces photographies forment une matière disponible dont le lecteur devient l’auteur en les lisant. A l’opposé des textes, tous marqués du signe de l’auteurat, les images en sont indemnes, il revient à chaque lecteur d’en faire sa propre écriture.

Publié le 5 janvier 2011,
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chambre noire

Je reprends un billet publié sur le blog PictureEditing qui relate le travail de Michel Campeau

Michel Campeau a visité plus de soixante-quinze chambres noires, de ses collègues et amis photographes, et a «documenté» patiemment ces lieux singuliers.
La suite : http://picturediting.blogspot.com/2010/12/la-chambre-noire-2005-2009.html

Publié le 7 décembre 2010,
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